Un projet de convention collective régressif à Saint-François d'Assise selon le SPPRUL-CSQ

21 juillet 2014 - La convention collective entre la Corporation des chercheures et des chercheurs du Centre de recherche de l’hôpital Saint-François d’Assise et le Syndicat des professionnelles et professionnels de recherche de l’Université Laval est venue à échéance le 30 juin 2013. Aucune nouvelle entente n’a été signée depuis et nous sommes toujours en négociation avec la partie patronale.

En juillet 2013, nous avons déposé un avis de négociation et la partie patronale, arguant des raisons administratives, a donné suite à celui-ci seulement au mois de septembre suivant. Deux rencontres furent ensuite prévues en décembre 2013 et en janvier 2014 afin de débuter les négociations, soit plus de cinq mois après le dépôt de l’avis de négociation. Toutefois, lors de ces rencontres, il s’avère que la partie patronale n’a aucun mandat de négociation, menant ainsi à la suspension des rencontres subséquentes.

En juin 2014, la partie patronale obtient ses mandats et dépose un projet patronal. À notre consternation, ce projet de convention nous ferait régresser dans nos acquis. En effet, sur quatre ans, nous perdrions près d’un pourcent (1%) en avantages sociaux, sans aucune augmentation salariale pendant les deux premières années. Une augmentation de 0,5% et de 0,75% serait prévue les deux années suivantes, mais conditionnellement à ce que le programme d’équité salariale se réalise à coût nul. De plus, les indemnités de maternité passeraient de 93% à 80%.

Voilà malheureusement la reconnaissance que les PPR reçoivent des chercheurs dans ce projet de convention. Sachant que 50% des PPR du Québec participent à la rédaction d’articles scientifiques et que 40% d’entre eux collaborent à la rédaction d’articles scientifiques et de rapports de recherche, à la coordination d’activités et de projets de recherche ainsi qu’à l’encadrement des étudiantes et étudiants (voir l’étude sur la situation desPPR dans les universités et centre affiliés du Québec), bien peu de gratitude est démontrée de la part des chercheurs.

Les PPR jouent un rôle essentiel dans le milieu universitaire au Québec et nous occupons malheureusement des postes sans sécurité d’emploi et avec peu de perspectives de promotion. Nos salaires et nos avantages sociaux valorisent notre travail et nos connaissances. N’oublions pas que la majorité des PPR possèdent un baccalauréat dont 80% une maîtrise et 25% un doctorat. Ce genre de dépôt patronal dévalorise sérieusement les efforts, l’autonomie ainsi que la contribution à la recherche et à la formation de personnel hautement qualifié. Par cette lettre, nous dénonçons le manque de reconnaissance flagrant auquel font face les PPR. Nous désirons simplement obtenir des rémunérations et des avantages sociaux à la juste valeur de nos implications et de notre savoir.