Une journée de conférences sur les régimes de retraite de l’Université Laval

27 octobre 2014 - Le séminaire des régimes de retraite de l’Université Laval s’est déroulé le 3 octobre 2014. Six conférences ont été présentées et ont permis de faire le point, entre autres, sur les analyses économiques et le fonctionnement des régimes de retraite de l’Université Laval.

La première conférence a porté sur les perspectives économiques pour 2014-2015. Compte tenu que les taux d’intérêt sont très bas et que la reprise économique est difficile après la crise de 2008, l’un des seuls outils qu’il reste aux gouvernements pour stimuler l’économie est la baisse de leur devise. De ce fait, il s’agit même de l’un des objectifs de la Banque du Canada : abaisser la valeur du dollar pour favoriser la compétitivité des entreprises canadiennes. Cependant, la croissance des pays développés, dont le Canada, sera somme toute modeste pour l’année à venir. Selon le conférencier invité, une bonne partie de la croissance mondiale devrait provenir des pays émergents.

La deuxième conférence a abordé le projet de loi 3 qui modifierait la Loi sur les régimes complémentaires de retraite pour les employés municipaux. D’ailleurs, il est permis de croire qu’une loi semblable pourrait être appliquée à l’ensemble du milieu universitaire. Toutefois, puisque cette loi ne toucherait que les régimes à prestation déterminée, les PPR du campus ne seraient pas visés. Ces derniers souscrivant à un régime à cotisation déterminée, il ne peut donc pas y avoir de déficit actuariel. En somme, la nouvelle loi prévoit un partage égalitaire entre employés et employeur du déficit des régimes de retraite ainsi qu’un possible arrêt de l’indexation des prestations, en cas de déficit. Le projet de loi proposé cherche à ce que les participants actifs, tout comme les retraités et l’employeur, contribuent au régime dans l’éventualité d’un déficit actuariel.

La troisième présentation a été offerte par RBC Services aux investisseurs qui agit en tant que gardien de valeur pour les régimes de retraite. Plus précisément, le gardien de valeur effectue les transactions pour le régime de retraite auprès d’autres organismes qui vendent des produits financiers. Il exécute aussi les ordres d’achat et s’assure de la conformité des transactions, du versement des dividendes et du paiement des impôts.

La quatrième conférence a traité de l’avenir du marché immobilier commercial de Montréal et, dans une moindre mesure, de celui de Québec. À Montréal, il semblerait que le marché commercial des bureaux soit saturé et qu’il y ait beaucoup plus d’offres que de demandes. À Québec, dans le secteur commercial, le marché serait plus équilibré. Contrairement à ce qui s’est produit aux États-Unis avant la crise financière de 2008, le conférencier ne prévoit pas, au Canada, une hausse rapide des biens immobiliers, ce qui créerait ainsi un état de déséquilibre entre le prix des immeubles et la capacité de payer des acheteurs.

Quant à la cinquième présentation, elle était plutôt technique et axée sur la gestion comptable de la trésorerie des régimes de retraite de l’Université Laval.

Enfin, pour sa part, la sixième conférence a abordé les dernières modifications apportées aux quatre régimes de retraite de l’Université Laval (employés, professeurs, professionnels et employés non permanents). Notons que le Régime complémentaire de retraite de l’Université Laval (RCRUL) permet maintenant aux PPR de cotiser jusqu’à 69 ans, en plus d’autoriser les cotisations volontaires.