Leadership au féminin dans le monde syndical au menu durant le Séminaire de la rentrée CSQ

13 novembre 2014 - Les femmes ont une place importante à prendre dans nos sociétés en tant que leader et particulièrement dans le monde syndical. C’est ce qui ressortait du Séminaire de la rentrée organisé par la CSQ qui se tenait au Château Mont-Sainte-Anne les 1er, 2 et 3 octobre derniers et auquel participaient quelques représentants du SPPRUL-CSQ. Leadership syndical et plus précisément leadership au féminin étaient au menu.

De façon surprenante, même dans les milieux à forte prédominance féminine comme l’éducation ou
Lucie Lévesque, Andrée-Anne Guay-Bégin
et Pascale Chevallier, membres actifs du SPPRUL-CSQ,
participaient à l'atelier CSQ.
les milieux hospitaliers, les femmes s’impliquent dans une proportion inférieure aux hommes dans les organisations syndicales. Les femmes sont toujours sous-représentées sur les divers comités, autant comme déléguées, conseillères ou présidentes. C’est ce que nous ont appris Catherine Le Capitaine, professeure au département des relations industrielles de l’Université Laval et Rosette Côté, consultante en leadership féminin. Des présentations et des débats qui ont fait réfléchir sur les qualités d’un bon leader, qu’il soit au masculin ou au féminin, mais surtout sur la place qu’occupent les femmes dans ce milieu.

Peut-on expliquer ce fait uniquement par le fait que les tâches syndicales s’ajouteraient aux tâches au travail et à la maison ? Ce qu’on appelle la théorie de la triple tâche ? En tout cas, quelques graphiques démontraient clairement que les hommes accordent plus de temps à leurs loisirs que les femmes. Ce qui a bien fait rigoler les filles présentes dans la salle…

Madame Côté a ensuite expliqué les modèles du leadership au féminin et au masculin. Elle a mis en lumière, avec beaucoup d’humour, les qualités et les défauts des hommes et des femmes en position de leader. Elle suggère, par exemple, que les femmes devraient développer plus leur confiance en soi et opter pour des approches plus stratégiques, plus rationnelles. Elle suggère par ailleurs aux hommes d’adopter des positions plus sensibles au milieu et de s’inscrire aux formations sur le leadership. Hé oui ! Il semblerait que les hommes ont la science infuse ! En fait, autant les hommes que les femmes devraient adopter une vision à la fois rationnelle et émotionnelle pour être de meilleurs leaders.

En avant-midi, Marc-Antonin Hennebert et Olivier Doucet, tous deux professeurs au HEC, ont défini le leadership. L’écoute, les contacts humains, la capacité à s’indigner et à transmettre des concepts bien définis ainsi que la connaissance des enjeux présents sur les lieux de travail font partie des qualités que doit posséder un bon leader. Le leadership doit s’exercer chez tous les représentants, conseillers ou délégués syndicaux, pas seulement à la présidence. Ils nous apprennent également que l’entreprise privée n’hésite pas à  investir temps et argent dans le développement du leadership. Une pratique à laquelle le monde syndical devrait adhérer.

Nous concluons que les femmes ont une place à prendre dans nos sociétés en tant que leader et que la présence des femmes doit augmenter dans les rangs des décideurs. Il est tout de même troublant de constater que malgré un plus grand nombre de diplomation féminine, les femmes restent malheureusement sous-représentées dans plusieurs sphères décisionnelles.

En somme, cette journée de séminaire nous a permis d’apprendre, de débattre, d’échanger sur les différents modèles de leadership et de bien s’amuser sur les différences entre les hommes et les femmes. Mais surtout, nous sommes repartis avec des idées neuves pour le développement et notre implication tant vis-à-vis du syndicat que des membres.

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