Ebenezer Scrooge inspire le gouvernement Couillard

17 décembre 2014 - Le SPPRUL-CSQ avait invité les membres à participer à la manifestation du 26 novembre dernier pour dénoncer l’austérité du gouvernement Couillard et plus spécifiquement la coupure de 42 M$ qui a été imposée à l’Université Laval. Beaucoup de monde dont des professionnel(le)s de recherche, une belle ambiance et du temps doux au rendez-vous.

Plusieurs représentant(e)s des syndicats d’employé(e)s et d’étudiant(e)s ont pris la parole devant les gens rassemblés. Ce n’était pas un hasard car en rencontre intersyndicale, tous avaient convenus de faire front commun contre ces mesures d’austérité : le Syndicat des professeurs et professeures de l’Université Laval (SPUL), le Syndicat des employés et employées de l’Université Laval (SEUL), le Syndicat des auxiliaires administratifs, de recherche et d’enseignement (SA2RE), L’Association du personnel administratif et professionnel de l’Université Laval (APAPUL), le Syndicat des chargées et chargés de cours de l’Université Laval (SCCCUL), le Syndicat des responsables de formation pratique de l’Université Laval (SRFPUL-CSQ) et le Syndicat des professionnelles et professionnels de recherche de l’Université Laval (SPPRUL-CSQ).

La même journée, un peu après la manifestation, se tenait l’Assemblée générale annuelle de l’Université Laval où le recteur a répondu aux inquiétudes des gens concernant les coupures de 42 M$. Essentiellement, le recteur soulignait que l’Université était en négociation avec les représentants du gouvernement, que cela expliquait son absence aux manifestations sur le campus et qu’il se faisait un point d’honneur de défendre les intérêts de l’ensemble de la communauté universitaire. Finalement, rien de concret sur les intentions de nos administrateurs face aux coupures.

Le 29 novembre, il y a eu également un grand rassemblement à Montréal et à Québec pour refuser les mesures d’austérité du gouvernement Couillard. Les médias ont couvert du bout des lèvres les évènements du 26 et du 29 novembre: par les temps qui courent, le syndicalisme, la solidarité et les enjeux sociaux ne sont pas vendeurs. L’austérité par contre a le vent dans les voiles. Ebenezer Scrooge, du conte de Dickens, aurait apprécié.

Un grand projet rassembleur pour les québécois: l’austérité et le déficit zéro. Un déficit zéro que tous réclament sans trop savoir pourquoi. Un déficit zéro alors que les biens nantis de notre société continuent d’empocher la part du lion. Un déficit zéro qui justifierait la perte de tous les acquis des cinquante dernières années. Et personne pour nous parler de l’après déficit zéro?

Il me semble qu’en ce temps des Fêtes, lorsque les familles se rassemblent et que nos enfants rêvent d’avenir, il serait grand temps de se poser ensemble la question à savoir: mais où s’en va la société québécoise avec comme seul enjeu un zéro sous une colonne de chiffre? Scrooge a eu bien des regrets avec une telle philosophie. Peut-être qu’il serait bon de revisiter ces bons vieux contes de Noël!

Luc Caron, président
SPPRUL-CSQ