Dépersonnaliser les relations personnelles pour faire valoir ses droits

23 mars 2015 - Il peut parfois s’avérer difficile pour un PPR d’entreprendre un recours visant à faire valoir certains droits prévus au contrat collectif de travail. La proximité qui existe entre le PPR et le chercheur responsable étant, dans bien des cas, assez forte, il arrive que certains préfèrent préserver une bonne relation avec leur chercheur responsable que de faire valoir les conditions de travail prévues au contrat collectif de travail.

En effet, l’éventualité qu’un recours puisse nuire à cette relation semble en dissuader plus d’un de faire valoir les droits, pourtant aquis par le contrat collectif de travail intervenu entre l’Employeur (Université Laval ou certains centres de recherche affiliés à l’Université Laval) et le Syndicat (SPPRUL-CSQ). A fortiori, lorsqu’on imagine toute l’importance qu’une référence positive d’un chercheur responsable peut avoir sur les perspectives de carrière en recherche d’un PPR, on comprend facilement qu'il puisse être timide lorsque vient le moment de faire valoir les dispositions de son contrat collectif de travail.

Malgré la généralité de ce qui précède, et sans pour autant en limiter l’importance, il peut parfois être utile de se rappeler que l’accréditation syndicale confère au Syndicat le monopole de représentation. Ce faisant, l’accréditation confère au Syndicat accrédité non seulement le mandat de négocier un contrat collectif de travail pour l’ensemble des gens représentés, mais aussi de les représenter de façon juste. Pour ce faire, les élus syndicaux auront pour fonction de représenter les gens pour qui il y a non-respect du contrat collectif de travail, voire, jusqu’à un certain point, apparence de non-respect dudit contrat.

Ce mode de représentation revêt une importance capitale puisqu’il permet, à bien des occasions, de dépersonnaliser le débat, la personne prétendant à un non-respect du contrat de travail étant représentée par une autre. Notons par ailleurs qu’il en est de même pour les surintendants que sont les chercheurs responsables qui pourraient être représentés par l’Employeur ou ses mandataires.

En somme, si vous croyez qu’une des conditions de travail prévue à votre contrat collectif de travail pourrait ne pas être respectée, nous vous invitons à le vérifier auprès de votre conseiller : Luc-André Levesque pour l’Unité Campus et Vincent Gauron pour le Centre de recherche de l’Hôtel-Dieu de Québec (CRHDQ) et le Centre de recherche de l’Hôpital Saint-François d’Assise (CRSFA). Votre conseiller pourra alors étudier la question avec les membres du Bureau des relations de travail (BRT) de l’unité et, s’ils en viennent à la conclusion qu’il y a non-respect du contrat collectif de travail, il vous indiquera comment en informer votre Employeur (l’Université Laval ou la Société de gestion du personnel du CRCHU de Québec).